27 janvier 1648 :

Charles Le Brun, peintre officiel de la Cour, obtient du jeune Louis XIV la création d’une Académie royale de Peinture et de Sculpture, indépendante des puissants maîtres-jurés de la corporation de Saint-Luc. Cette importante décision conduit à l’émancipation de l’artiste, enfin distingué de l’artisan.

Composée initialement de douze "anciens", réunis autour de Le Brun, la nouvelle Académie est placée d’abord sous la protection du Chancelier Séguier.

1655 :

L’Académie passe sous la protection de Mazarin et c’est à cette date que les graveurs y sont accueillis.

1663 :

L’Académie ouvre ses portes sans restriction, hormis celle du talent et de la moralité : à titre d’exemple, 14 femmes siégèrent en son sein; Antoine Coypel y fut élu à 20 ans. Installée au Louvre, l’Académie put compter jusqu’à 180 membres, les statuts les invitent à en décorer le siège et à y présenter leurs œuvres.

1666 :

A l’initiative conjuguée de Le Brun et de Colbert, l’Académie de France à Rome est créée, ancêtre direct de l’actuelle Villa Médicis, acquise, elle, en 1804.

1673 :

Pour la première fois, l’Académie expose publiquement les œuvres, préfigurant en cela l’esprit de Salon ; à partir de 1725, cette manifestation temporaire se déroule dans le salon carré du Louvre.

21 août 1791 :

Un décret fait obligation aux académies royales, cibles des artistes mécontents, de leur ouvrir le Salon.

Août 1793 :

La Convention nationale supprime toutes les académies et sociétés savantes.