Accueil

Le design, un art appliqué 

Introduction au dossier

Du fonctionnel et de l’esthétique

rencontre avec Arnaud d’Hauterives, Secrétaire perpétuel

Bref historique du design

par Raymond Guidot, historien du design

L'école Boulle

En prise avec le monde professionnel

rencontre avec Christophe Hespel, proviseur

Saint-Étienne, une ville dédiée au design

L’École supérieure d’art et design

rencontre avec Yann Fabès, directeur

Saint-Étienne, une ville dédiée au design

La Cité du design

rencontre avec Ludovic Noël, directeur

Saint-Étienne, une ville dédiée au design

De la théorie à la pratique

rencontre avec N°111 et So far so good

L'Atelier de Recherche et de Création
au sein du Mobilier national

par Arnauld Brejon de Lavergnée

Architecture ou design ?

Par Aymeric Zublena, membre de la section d’Architecture

Le regard de Pierre Cardin

rencontre avec Pierre Cardin, membre de la section des Membres libres

De la peinture au mobilier, de l’ellipse
à la ligne serpentine, variations

rencontre avec Guy de Rougemont, membre de la section de Peinture

Philippe Starck, l'électron libre

rencontre avec le célèbre designer

La galerie Jousse Entreprise,
parmi les premières galeries dédiées au design

rencontre avec Philippe Jousse, directeur

DESIGN, le vocable a été attribué en 1849 à Sir Henri Cole, éditeur du Journal of Design and Manufacture lors de l’Exposition universelle de Londres en 1851. D’autres termes l’ont accompagné depuis près de deux siècles, art décoratif, art nouveau, art déco... Il est donc question d’art et la Lettre de l’Académie des Beaux-Arts est portée à s’interroger sur cette discipline.

Dans l’essor industriel galopant du XIXe siècle, Cole, William Morris et leurs pairs s’inquiétaient de la banalisation de l’environnement de l’humanité par la standardisation des  instruments de la vie quotidienne. En introduisant une dimension artistique dans la conception d’objets utilitaires, ils entendaient rendre la vie de chacun plus agréable au jour le jour.

En 1919, dans le manifeste de l’architecte, designer et urbaniste allemand Walter Gropius, fondateur et animateur du célèbre Bauhaus, l’appel était lancé : « Créons une nouvelle corporation d’artisans sans les distinctions de classe qui construisaient une barrière arrogante entre l’artisan et l’artiste ». Entouré de nombreux artistes, parmi lesquels des peintres aussi éminents que Paul Klee et Wassily Kandinsky, il proposait une œuvre d’art totale, conjuguant les arts et les techniques, intégrant les données économiques, à la manière des bâtisseurs de cathédrales.

En France, vers 1900, l’architecte Hector Guimard, représentant majeur de l’Art nouveau,  avait déjà conçu une œuvre globale, ornant dans leurs moindres détails ses projets d’habitat ou imaginant l’entrée des métros parisiens. A partir de 1925, Le Corbusier se révélera adepte du « ripolinage » des murs pour atteindre au dépouillement d’une pureté de formes.

Au sein même de l’actuelle Académie des Beaux-Arts, Pierre Cardin, dessinant du mobilier à l’originalité novatrice, et Guy de Rougemont, inscrivant dans l’espace urbain ses longues colonnes aux motifs colorés, incitent à une réflexion. Devenu professionnel vers 1950, le design  relève-t-il des beaux-arts ? Vaste question que, sans prétendre l’épuiser, nous abordons dans cette Lettre.


En haut : Philippe Starck, automobile électrique V+, édition 2012

pour Volteis.