|
Jean PRODROMIDES Section V : COMPOSITION MUSICALE
|
|
||||||
Élu
membre de la section des Créations artistiques dans le Cinéma
et l'Audiovisuel , Prix de Contrepoint |
||||||||
| Biographie
Parallèlement à la classe dOlivier Messiaen au Conservatoire national supérieur de Musique de Paris, Jean Prodromidès fréquente les cours de René Leibowitz (seul en France, à lépoque, à enseigner la technique sérielle) et passe également une licence de Droit pour "rassurer" son père, avocat. Les premières années de sa carrière sont consacrées à lécriture de musiques de films parmi lesquels, Le voyage en ballon, Mourir de plaisir, Histoires extraordinaires de Vadim, Les amitiés particulières de Jean Delannoy, etc. Plus récemment (1983), il a composé la musique du Danton d'Andrzej Wajda qui a obtenu un Prix au Festival de Cannes. Sa carrière, à côté duvres symphoniques (Le Livre des Katuns, Parcours, Crossways ), soriente essentiellement vers les formes lyriques et dramatiques. Ainsi Jean Prodromidès a-t-il collaboré avec différents metteurs en scène et chorégraphes tels que Louis Erlo, Maurice Béjart, René Terrasson, Antoine Bourseiller, Jean-Louis Barrault, Claude Régy, Michel Cacoyannis et écrit de nombreuses partitions de musique de scène pour la Compagnie Marcel Marceau, le Théâtre de Chaillot et le Théâtre de France. Outre par Les Perses (1961), oratorio dramatique qui reste lune des plus célèbres émissions de la télévision française et qui était diffusé simultanément sur lensemble des radios nationales, cet attrait pour la forme lyrique et laction dramatique se traduit également par plusieurs musiques de ballets, des uvres pour le Théâtre musical (Les Troyennes, Salomé, Une saison en Enfer) et cinq opéras : Passion selon nos doutes (1971), Les Traverses du Temps (1979), H.H. Ulysse (1984), La Noche Triste (1989) et Goya (1997). Jean Prodromidès définit ainsi ses préoccupations essentielles : "Mon travail sexerce dans deux directions que je crois complémentaires : le traitement du matériau sonore à partir de la dynamique de ses différentes composantes - masses, timbres, intensités, durées attaques - hors de toute conception rhétorique de développement thématique du discours musical, et la forme lyrique qui est un besoin profond chez moi. Jai toujours été intéressé par la scène, par le travail avec les chanteurs. Là réside peut-être aussi la voie qui permettra de résoudre les problèmes que se pose la musique contemporaine. Cest dailleurs la forme lyrique qui permet peut-être à certains moments le passage dune époque musicale à une autre. [ ] Pour ma part, je pense que luvre lyrique - à condition den repenser toutes les formes, de loratorio à lopéra - permettra la mise en mouvement du matériau sonore tel que lont prospecté les recherches contemporaines et ouvrira le passage vers une nouvelle expressivité". Jean Prodromidès a été membre du
Jury et chargé de l'Inspection des Théâtres Lyriques
au Ministère de la Culture (1972-1982) ; .Président du Comité
Lyrique de l'Institut International du théatre à l'UNESCO
(1981-1991), membre de la Commission d'Aide Sélective à
la Musique de Film (C.N.C., 1985-1988), Président du Centre Français
du Théatre (1988-1992) et en 1989, Vice-Président de la
Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD) et
de la Direction de la Commission Musique. Principales oeuvres : Oeuvres symphoniques :
- 1992. Le droit d'auteur et les menaces de la technique, communication de G. Koumantos à l'Académie des Beaux-Arts, interventions de M. Landowski et J. Prodromidès (Publications de l'Institut de France). Biographie et bibliographie : - "Jean Prodromidès - La Noche Triste", in L'Avant-Scène Opéra-SACD, coll. Opéra Aujourd'hui, Paris, 1991.
|