né à Paris
le 20 juillet 1913

Georges ROHNER
(1913-2000)

Section I : PEINTURE
Fauteuil V
Peintre et illustrateur

honneur-pt.gif (752 octets) Chevalier de la
Légion d'Honneur
arts-et-lettres-pt.gif (797 octets) Officier  des
Arts et Lettres

Elu membre de l'Académie des Beaux-Arts,
le 20 mars 1968, au fauteuil d'Edmond HEUZE.


Epée et symbolisme


Autoportrait


L'Homme et la Machine


Fenêtre sur la rue Bonaparte

Biographie

Initié à l’art du dessin par son oncle, Georges Stugoscki, Georges Rohner entre à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts en 1929 et suit en auditeur libre les cours de l’atelier de Lucien Simon.

En 1934, il expose au Salon des Indépendants et au Salon des Tuileries. Il part ensuite pendant deux ans, en Guadeloupe, assumer ses devoirs militaires et orne de peintures murales l’Hôtel de Ville de Basse-Terre. Dès son retour, il participe à de nombreuses expositions présentées dans de célèbres galeries parisiennes. Mobilisé en 1940, Georges Rohner, prisonnier, est interné au stalag de Trèves dont il décore la chapelle, avec notamment son émouvant Christ aux Prisonniers. Dès son retour à Paris, il partage son temps entre la peinture et l’enseignement à l’Ecole des Beaux-Arts ainsi qu’à celle des Arts Décoratifs, renforçant son énergie créatrice par de fréquents voyages à l’étranger.

Peintre réaliste aux couleurs d’une infinie pureté, Rohner a souvent été classé parmi les "classiques", du fait qu’il n’a jamais caché les filiations qui le rattachent à Ingres plutôt qu’à Delacroix, à Philippe de Champaigne plutôt qu’à Rubens, à Mondrian enfin plutôt qu’aux expressionnistes modernes. Classique, Rohner l’est sans conteste, mais il n’est pas que cela, et c’est dès 1937 qu’un critique définissait avec précision ce qui allait constituer l’essentiel de la trajectoire du peintre : contraindre tout le Cubisme et le Surréalisme à rentrer dans le cadre d’une certaine conception de la peinture. Cette conception […], Rohner l’a défendue avec éclat […] à travers les tumultes des divers " avant-gardes ", qu’elles soient abstraites, minimales ou hyper-réalistes… " (J.L. Chalumeau).

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