Christian LANGLOIS

On y trouve gravé le plan d’Orléans et, au dos, une figure de Paul Belmondo symbolisant la beauté. Tout autour est gravée une inscription en caractères hiéroglyphiques signifiant : "Je construis des palais en pierre", souvenir de ma très tardive étude de la langue des pharaons.

Cette épée représente pour moi l’épée du Croisé : en me la remettant, René Huyghe me rappela que je ne devais jamais oublier son symbole : la lutte pour la beauté.

 

La garde est ornée de dessins d’arcades qui, outre leur rappel de mon architecture, constituent une vibration qui anime cette garde. Au dessus se trouve gravée une inscription énigmatique : Fortudino magnitudinis qui a toute une histoire. En effet, à l’âge de vingt ans, je fis un rêve : j’avançais dans une allée de sphinx et, au fond de cette allée se trouvait un temple avec un immense fronton sur lequel on pouvait lire très distinctement ces mots : Fortudino magnitudinis, gravés en lettres d’or, et que je voyais distinctement et en couleur. Au réveil je consultai mon dictionnaire latin et appris que cette formule signifiait " la force par la grandeur " (et non pas la grandeur par la force, ce qui eût eu un tout autre sens, fort douteux !). Je trouvai que cette formule pouvait donner lieu à de profondes réflexions et décidai dès lors qu’elle serait mienne. Voilà pourquoi ces mots étrangers qui m’ont été dictés dans mon sommeil figurent sur mon épée en remerciement et en hommage à celui qui m’en a fait ce surprenant cadeau. Preuve aussi que le rêve peut parfois devenir réalité pourvu que l’on y mette un peu du sien.