ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS
DISCOURS PRONONCE
DANS LA SÉANCE PUBLIQUE TENUE PAR L'ACADEMIE DES BEAUX-ARTS
Présidée par M. Marius Constant, Vice-Président de l'Académie,
le mercredi 10 novembre 1999
POUR LA RECEPTION DE
M. Henri
LOYRETTE
ELU MEMBRE DE LA SECTION MEMBRES LIBRES
par
M. André
BETTENCOURT
Sous cette auguste coupole, me sera-t-il permis de commencer par une histoire normande ? Elle m’a été racontée par un collègue exemplaire, Geoffroy de Montalembert, alors doyen d’âge du Sénat dont j’étais le colistier en Normandie.
Dans une très petite commune voisine de la sienne, le châtelain souhaitait devenir maire de son village. Il était un homme distingué à tous égards, membre du Conseil d’Etat, compétent et courtois. Il avait toutes les qualités requises. Il était déjà conseiller municipal, sa mère l’était également. Les deux fermiers du château l’étaient aussi. Il s’était entretenu avec les autres membres du conseil – tous avaient été chaleureux. Vint le jour décisif – il ne fut pas élu maire. A la sortie de la mairie, il prit amicalement par le bras son fermier le plus sûr et lui demanda ce qui s’était passé. « Ah ! Monsieur, lui dit l’autre. Vous devez être bien déçu – Il y a eu comme une confusion. Tous vous ont dit que c’était quelqu’un comme vous qu’il nous fallait – mais ils ne vous ont pas dit que c’était vous ».
Monsieur Loyrette a été plus heureux avec notre compagnie – nous ne lui avons pas répondu qu’il nous fallait quelqu’un comme lui – nous l’avons élu sans hésiter. C’était vous mon cher confrère et pas un autre – et me voilà vous accueillant au nom de tous, ce qui est pour moi un honneur et une joie. Le nom de Loyrette, à qui l’apprendrai-je, n’est pas inconnu à Paris. J’aurais volontiers cru qu’après votre père vous auriez aimé revêtir la toge, et continuer sur un chemin si éminemment tracé. Pas du tout. Votre père ne vous a pas poussé aux études juridiques. Il a, au contraire, accompagné votre choix. Un choix qui n’était pas si mauvais puisqu’il vous conduit au fauteuil occupé précédemment par notre estimé et regretté Louis Pauwels dont vous évoquerez dans un instant, la vie, la personnalité forte et droite. Il reste dans notre souvenir, avec une admiration reconnaissante.
Vous êtes jeune – un âge quasiment record aujourd’hui pour entrer à l’Institut. Vous avez eu raison de vous faire élire jeune. Nous avons besoin de jeunesse et de renouveau. Nous comptons sur vous. A vrai dire aussi, on a plus de plaisir dans les honneurs quand on les reçoit jeune. Je relève dans votre grand ouvrage sur Degas, dont vous êtes l’historien de référence, ce propos de Manet : « Mon cher, s’il n’y avait pas de récompenses je ne les inventerais pas ; mais elles y sont – Et il faut avoir de tout ce qui vous sort du monde … quand on peut – c’est une étape franchie… c’est encore une arme – Dans cette chienne de vie, toute de luttes, qui est la nôtre, on n’est jamais trop armé. Je ne suis pas décoré, mais ce n’est pas ma faute – et je vous assure que je le serai si je peux, et je feraitout ce qu’il faudra pour cela ».
Vous voilà désormais armé, et même d’une épée sans que vous ayez mené jusqu’à présent une chienne de vie. Le domaine des arts, il est vrai, était naturellement le vôtre.A votre grand-mère maternelle, Darius Milhaud avait dédié un concerto. Elle était violoniste, virtuose. Elle jouait ses contemporains – Stravinsky, Honneger - mais aussi Bach, Beethoven et Brahms. Chez votre grand-père, industriel du textile, établi à Zurich, vous avez vu votre premier Degas : des danseuses au fusain rehaussées de pastel. Ils ont l’un et l’autre légué leur ferveur à votre mère, égyptologue et sans aucun doute à leur petit-fils : vous n’avez pas persévéré dans la voie du violon, si rigoureuse, mais vous continuez, en amateur, de pratiquer le chant. Vous aviez donc plusieurs choix possibles. Vous vous y êtes préparé, dites-vous, sans empressement ; vous étiez un élève brillant dans les matières dites secondaires -la musique, l’histoire- mais qui, pour le reste, ne s’en faisait pas trop. Cela ne vous a pas empêché de passer à vingt-deux ans le concours de conservateur des musées nationaux.
Paresse relative, car vous êtes de ceux qui, à cinq heures du matin, sont déjà au travail. Mais ce côté pas pressé est à mes yeux une qualité souveraine. Celui qui ne sait pas prendre du temps, et même en perdre un peu, ne sait pas en gagner. Tous ces hommes impatients que nous côtoyons souvent –surtout en politique– nous fatiguent. Vous avez vingt-trois ans. Voilà que l’Académie de France vous envoie à Rome, villa Médicis. C’en est fini du temps où vous préfériez écouter à la radio Aznavour, Brel, Claude François ou Sylvie Vartan. Grand amateur de musique classique, vous avez en effet une passion persistante pour la chanson française. Mais à Rome, où vous resterez deux années, l’heure n’est plus au twist ni à la dolce vita! Cette fois, c’est du sérieux. Vous vous attaquez à Séroux d’Agincourt.
Qui est donc ce personnage auquel vous vous intéressez tant à la bibliothèque vaticane ? Il est mort depuis longtemps. Il était fortuné : il avait des loisirs. Rome l’avait attiré comme vous. C’était un militaire devenu fermier général et qui consacra la fin de sa vie à l’histoire de l’art. Il était même correspondant de l’Institut. Il étudiait les monuments du Moyen Age avec scrupule – il en critiquait la faible qualité artistique. Nous n’oserions probablement pas en faire autant, si grande est l’émotion qu’ils nous procurent toujours. Mais son travail vient combler une période alors insuffisamment étudiée qui va de la chute de l’empire romain au Quattrocento. Il avait formé un réseau de multiples correspondants dans toute l’Europe. Les échanges de relevés de monuments, la part d’évolution humaine dans l’élaboration d’une documentation, tout ce qui le passionna vous passionne à votre tour et donne une autre ouverture à votre vocation.
Tout est beau en Italie, et vous avez du soleil dans le coeur. Vous vous mariez à Rome. Nul doute que Domitille, votre femme, vous a aidé à transformer les austérités de l’érudition en une joie permanente. Vive Séroux d’Agincourt ! En constatant son immense savoir et son souci d’une inlassable et minutieuse recherche, en le faisant revivre, vous avez pris le goût de découvrir sans cesse davantage et le plaisir de voir ce que d’autres n’avaient qu’entrevu. Désormais, Paris et Rome resteront vos ports d’attache. Mais vous aurez les yeux ouverts sur toute notre vieille Europe, et sur les arts à travers le monde.
Fin des années d’apprentissage. Vous continuez avec différents travaux sur Gustave Eiffel, sur Charles Garnier et l’Opéra de Paris, sur les expositions universelles ; de nombreuses préfaces, des catalogues savants, la famille Halévy, Degas, les Origines de l’impressionnisme, Chicago : naissance d’une Métropole. Vous n’arrêterez plus.Votre grand homme, c’est Degas. Vous l’avez bien servi ! Deux expositions l’une à Rome à la Villa Médicis, l’autre au Grand Palais. Deux ouvrages dont la monumentale biographie parue en 1991. Sa lecture permet à un académicien des beaux-arts de mesurer son ignorance. Des articles en grand nombre. Vous ne vous lassez pas, traquant les documents inédits, frayant des pistes nouvelles, «scrutant, animant les traits de ce beau visage», pour reprendre les mots de Paul Poujaud, délicieux amateur de peinture qui avouait à la fin de sa vie : «On n’en a jamais fini avec Degas. Il me tient depuis cinquante ans. Et vous verrez, il ne vous lâchera pas.» Paul Poujaud avait vu juste. Non seulement Degas ne vous lâche pas, mais il oriente vos recherches. C’est par Degas, qui voyait en lui un des plus grands dessinateurs du siècle, que vous êtes arrivé à Daumier, auquel vous consacrez en ce moment-même une magnifique rétrospective. C’est par Degas que vous avez été conduit à Manet et, par là, à vous pencher sur les origines de l’impressionnisme. C’est à lui que vous devez de vous être taillé, dans le monde difficile, de la critique et de l’histoire de l’art, cette notoriété que le grand public, conquis par vos écrits, applaudit à son tour. Ecrire !
Lors d’une grande soirée au Louvre pour la Reine d’Angleterre, après le dîner nous descendions le grand escalier en cortège derrière Sa Majesté et le Président de la République. De chaque côté se pressaient les invités protocolairement rangés selon leurs fonctions. J’avais la chance d’accompagner le duc d’Edimbourg très amusé par le spectacle. Un groupe attira son attention. Des académiciens en grande tenue. On ne pouvait pas ne pas les voir. Le duc s’arrêta un instant, demanda à celui qui lui paraissait le plus chevronné : «Quel est ce beau costume ?» «Celui de l’Académie, Monseigneur». «Ah ! vous êtes académicien et que faites-vous ?» «J’écris, Monseigneur». Le duc, regardant le vieil historien de la tête aux pieds : «Et vous écrivez toujours ?»
…Ecrire !
Ecrire est une ascèse. Flaubert n’écrivait parfois que trois pages en un mois, mais quelles pages ! Qui d’ailleurs peut se vanter de ne pas remettre son ouvrage cent fois sur le métier et de rester encore insatisfait ? Ecrire, c’est une passion pour la vie. Elle ne vous quittera plus. Nous déplorons parfois, ici, les défauts d’une certaine érudition. C’est long, c’est lourd : il semble qu’il faudrait une brouette pour transporter ces pensums écrits au kilomètre, lestés de notes et de renvois. Chez vous, qui avez eu les meilleurs maîtres, particulièrement Jacques Thuillier, rien de tel. Pour notre plus grand plaisir, vous maniez une langue précise et sans préciosité. Votre style est d’abord une manière de penser. Vous avez le don d’être vif sans être léger, de savoir mettre le trait sans jamais appuyer. A propos d’un chef d’oeuvre de votre musée, l’Olympia de Manet, voici les mots qui viennent sous votre plume :
«Aux plates mélopées, aux romances de salon de Baudry de Cabanel, Manet oppose ses accents primitifs, sa cadence syncopée. Il reprend l’héritage de Titien, non en descendant légitime -contrairement à nombre de ses confrères académiques, fiers de la pureté de la race mais épuisés par une succession de mariages consanguins- mais en rejeton d’une branche cadette, abâtardie par des mésalliances, et s’égarant dans d’obscures parentèles. Car à Titien, il ajoute la manière espagnole, les leçons de Courbet, la crudité des photographies érotiques, la naïveté des images populaires, les aplats du japonisme. Il n’est pas le premier-né, sûr de son bon droit et figé dans le respect paternel, mais le fils prodigue qui a beaucoup traîné, beaucoup vécu. Il n’est pas celui qui conjugue mais celui qui ravive ; il n’est pas non plus l’iconoclaste, le révolutionnaire mais le refondateur.»
Ces lignes, cher confrère, sont d’un écrivain et d’un érudit, qui veut être lu des honnêtes gens, qui sait les captiver sans rien sacrifier de l’exigence qui l’anime.Orsay, c’est d’une certaine manière le parti pris inverse. L’architecture d’une époque révolue, non pas intacte mais magnifiée. Une gare, un espace grandiose, dont l’aménagement longitudinal souligne encore la vocation première et la théâtralité. Le musée ouvre en 1986. Auprès de Françoise Cachin, premier directeur du musée, amie fidèle et soutien constant, vous revoilà conservateur pour les peintures. On ne dira jamais assez combien Orsay a révolutionné l’histoire du goût. Certes la réhabilitation de ce XIXè siècle que Léon Daudet jugeait «stupide» était déjà avancée quand le musée a ouvert ses portes. Les historiens, quelques expositions pionnières, avaient déjà ressuscité certains artistes, passés du triomphe à l’oubli : Gérôme, Merson, Elie Delaunay, Bonnat, Cabanel ou Bouguerau, des membres de notre Académie. Mais Orsay donne à voir aussi, des oeuvres méconnues, qui souvent n’avaient pas été accrochées depuis la fermeture du musée du Luxembourg, avant la guerre.
La sculpture, qui est souvent le parent pauvre de nos musées, y triomphe dans la grande nef et sur les terrasses, grâce à l’obstination d’Anne Pingeot et à la muséographie de Gae Aulenti qui a dessiné votre épée. Pendant les années de chantier, de 1978 à 1986, des collections entières ont été constituées grâce à la diligence de Michel Laclotte : collection de mobilier quasi inexistante naguère et qui témoigne de l’étonnant renouveau des arts décoratifs à cette époque. Collection de photographies aussi, car Orsay a contribué plus qu’aucune institution à faire reconnaître comme un art véritable ce qui était souvent jugé simple moyen de reproduction. Collection de dessins et de documents d’architecture, enfin, au premier rang desquels il faut citer ce surprenant fonds Gustave Eiffel, donné par les descendants de l’ingénieur. Car la clé du succès d’Orsay est bien cette «pluridisciplinarité» -le mot est barbare- qui, sur un demi-siècle de création artistique, traduit admirablement ce que Paul Valéry appelait «le mélange écumant des arts». Ni la musique ni le cinéma, ne sont absents. Vous avez même souhaité souligner encore la richesse de cette période qui est pour nous, dites-vous, ce que le Quattrocento est à Florence, en introduisant dans la programmation le théâtre, le spectacle lyrique et la danse. Personnellement, je suis intéressé et plutôt amusé par des cohabitations qui déconcertent parfois, et que ne manquent pas de critiquer quelques-uns. Quant à l’aménagement intérieur, dont l’absolue rigueur contraste à dessein avec l’exubérante architecture de Laloux, j’y pensais en lisant dans une livraison récente de la Revue des Deux Mondes cet article de Prosper Mérimée, publié pour la première fois en mars 1849 :
«Dans un musée, écrit Mérimée, le mérite de l’architecte consiste à se cacher pour ainsi dire, et à n’attirer l’attention que sur les hôtes immortels dont il construit la demeure. Le défaut qu’on doit éviter par-dessus tout, c’est ce qu’en termes d’atelier on appelle le «papillotage», c’est à dire cette confusion de détails, qui attirent les regards sans les fixer, détruisent l’harmonie d’ensemble et fatiguent l’attention en la portant là où elle est inutile.»
Pas de «papillotage» ! Quelle modernité chez Mérimée ! Et quel respect des traditions, finalement, dans ce musée d’Orsay qui obéit si fidèlement à son enseignement ! Je puis vous l’avouer maintenant que vous êtes des nôtres : nombre de vos confrères de l’Institut, lorsqu’ils ont un moment de détente en profitent pour aller admirer les oeuvres immortelles de «votre» musée! «Votre», car depuis 1994 -après trois années passées à concevoir et à installer avec Irène Arjer et Brigitte Marger le musée de la Musique de la Villette- vous avez, à Orsay, pris les rênes, succédant à Françoise Cachin à la tête de cette gigantesque maison. Plus de 600 employés. Deux millions et demi de visiteurs chaque année. Vous régnez sur une véritable ville. Avec les problèmes que l’on imagine : crédits aléatoires, manque de personnel... Et tous ceux que l’on n'imagine pas, mais que vous devez résoudre jour après jour. En administrateur, je dirais même en chef d’entreprise...
Mais à l’arrivée, quel succès! Orsay s’était imposé comme un établissement prestigieux et original. Il avait su entraîner un immense public dans la découverte d’artistes, de mouvements, de techniques inconnus ou largement méconnus. Vous lui avez donné un second souffle. En ouvrant le musée au domaine étranger -contre une tradition bien établie que veut que nous soyons, en ce qui concerne l’art du XIXème siècle, terriblement « francocentriques»- et en cherchant de nouveaux publics. A ce propos, Pierre Rosenberg dans un entretien récemment publié fait cette remarque très juste, même s’il m’est arrivé de m’interroger autrefois sur ce point : «Les études montrent que lorsque l’on n’a pas visité un musée avant l’âge de vingt ans, les chances de s’y rendre par la suite sont quasi nulles ; il est en conséquence essentiel que nous fassions venir au Louvre les jeunes et les très jeunes : ce sont eux qui constitueront notre public de demain» Pour avoir arpenté les salles et les galeries du musée d’Orsay, pour y avoir croisé tant de jeunes gens et de jeunes filles, et même d’enfants, venus du monde entier, je puis témoigner que le pari, grâce à vous, est gagné. Vous dites, cher confrère, et sans le regretter d’ailleurs, que l’administration de cette belle institution dévore le temps qu’autrefois vous consacriez à l’histoire de l’art. Je voudrais, moi, témoigner du lien qui, en profondeur, unit les deux versants de votre vie. Ecrivain d’art ou conservateur de musée, vous êtes au fond - vous l’homme de culture et d’instinct - tourné essentiellement vers l’autre - qu’il se nomme lecteur ou public.
En cela vous êtes un enfant de votre temps. Celui de la communication de masse et de la démocratie. Le temps de la culture pour tous. En cela, surtout, vous retrouvez l’essence de l’art, et son mystère. C’est dans votre ouvrage que j’ai puisé l’anecdote : un jour qu’on lui demandait la permission de photographier un de ses Delacroix, Degas, jaloux de son trésor, répondait ceci : «Eh bien moi, Monsieur, j’ai mis vingt ans pour photographier ce Delacroix, qu’ils en fassent autant !» Et Degas, sans même montrer à son interlocuteur la reproduction qu’il avait extraite de son carton, la remit à sa place.
- Mais Monsieur Degas, fit alors son visiteur, tout le monde a le droit à l’art.
- Je me moque de ce droit que vous donnez à tout le monde ! Mon Delacroix ne sortira pas de son carton.
Le quémandeur s’en alla tout penaud. Et Degas, racontez-vous, de dire à Vollard : «Vous verrez qu’on en arrivera à faire sortir les Raphaël, les Rembrandt, des musées pour les promener dans les casernes, les foires, dans les prisons, sous prétexte que tout le monde a droit à la beauté !»
Eh bien, Monsieur, vous avez apporté à votre cher Degas la plus belle réponse qui soit. Oui, tout le monde a droit à la beauté, mais la beauté, pour être dévoilée au plus grand nombre, mérite un écrin digne d’elle. L’art ne se satisfait pas de la contemplation égoïste. L’art est un don. L’art est un lien entre les hommes. Non, les temps démocratiques ne sont pas voués par essence à la laideur, à la sottise et à la médiocrité. Avec du coeur et de l’intelligence, on peut rendre l’art accessible à tous, sans renoncer à rien de son exigence...
Toute votre vie, cher confrère, en porte témoignage.