Charles CHAYNES

Section V : COMPOSITION MUSICALE

Fauteuil VIII

Compositeur

Élu membre de l’Académie des Beaux-Arts le 9 novembre 2005
au fauteuil de Marius Constant

Premier Grand Prix de Rome (1951)
Prix Prince Rainier de Monaco (1960)
Grand Prix Musical de la Ville de Paris (1965)
Prix du Disque de l’Académie du disque français (1968, 1970, 1975, 1981)
Prix de la tribune internationale des compositeurs de l'UNESCO (1976)
Grand Prix du Disque de l’Académie Charles Cros (1984)
Prix musical de la SACD (1988)
Grand Prix du Disque de l’Académie du Disque français
Orphée d’Or de l’Académie du Disque Lyrique (1996, 2003)
Prix Cino del Duca de l’Institut de France (1998)



Officier de la Légion d'honneur
Officier de l'Ordre National du Mérite
Commandeur des Arts et Lettres


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chaynes. Stéréotomie d'une passion musicale, janvier 2007

 


Jocaste, hors-série de "L'Avant-Scène Opéra", 1994

 


Programme
de Cécilia, sur un livret d'Eduardo Manet

 



 

Biographie


Né à Toulouse en 1925, Charles Chaynes travaille la musique dès son plus jeune âge avec ses parents, musiciens, professeurs au Conservatoire de cette ville. Il poursuit ses études au Conservatoire National de Paris, où il obtient les prix de violon, harmonie, fugue, composition, avant de se voir décerner le premier Grand Prix de Rome en 1951.

Très marqué par les influences de Bartók et Berg, Chaynes explore dans un premier temps l’écriture instrumentale exclusivement. Mais à partir des années 1980, son œuvre se tourne résolument vers la voix qui le fascine depuis l’enfance. Souvent inspiré par les mythes antiques et les cultures non occidentales, il compose quatre opéras : Erzsebet créé à l’Opéra Garnier en 1983 dans une mise en scène de Michael Lonsdale, Noces de sang en 1986, Jocaste en 1991, puis Cécilia en 1996 créé à l’Opéra de Monte-Carlo en 2000 dans une mise en scène de Jorge Lavelli.

Mais la carrière de Charles Chaynes est tout autant celle d’un homme de radio, d’administration et de communication : entré comme producteur à la RTF en 1956, il succède en 1964 à Marius Constant en tant que directeur de France Musique, fonction qu’il occupe pendant dix ans et où il milite activement pour la généralisation du direct et l’ouverture au public. Il est ensuite nommé en 1975 à la tête du service de la Création musicale à Radio France, où, en prise directe avec la création contemporaine, il joue un rôle actif dans la vie musicale française à partir de très nombreuses commandes. Il exerce ainsi une influence importante dans le renouveau de l’opéra en France.

Sa technique d'écriture est marquée par une profonde indépendance. La recherche des sonorités, les combinaisons des timbres toujours renouvelées, sont une constante de sa production. Il a compris le sens des recherches de son temps y apportant sa contribution avec une vive invention."

Claude Rostand, Dictionnaire de la musique contemporaine

 

Principales oeuvres :

Concertos
Concerto pour trompette et orchestre de chambre, 1958
Concerto pour violon et orchestre, 1958
Concerto pour piano et orchestre de chambre, 1961
Concerto pour orgue, 1966
Concerto pour clarinette, 1978
Deuxième concerto pour trompette, 1995
Romancero gitan, 1999

Oeuvres pour orchestre
Deuxième concerto pour orchestre, 1960
Expressions contrastées,
1965
Transmutations,
1969
Visage mycéniens,
1983
Litanies, 1988
Poèmes rimbaldiens
, 2001

Oeuvres lyriques
Pour un monde noir, 1976
Erzsebet, 1982 (création en 1983 à l'Opéra de Paris)
Noces de sang, 1986 (création en 1988 à l'Opéra de Montpellier)
Jocaste, 1991-1992
Cécilia, 1996-1997 (création à l'Opéra de Monte-Carlo en 2000)
Mi amor (création à l'Opéra de Metz en 2007)

A lire :

Chaynes. Stéréotomie d'une passion musicale, Apollinaire Anakesa, janvier 2007, Editions du Millénaire III.
Entretien avec Charles Chaynes, par Myriam Soumagnac, "L'Intemporel, Bulletin de la Société nationale de musique
n° 20", 1996
Jocaste, hors-série de "L'Avant-Scène Opéra", 1994
L'Oedipe de Charles Chaynes, Opéra International, nov 1993
Un compositeur-directeur, Nicole Hirsch, Diapason, fév 1969

Thèses de musicologie :
Pascale Guitton-Lansquet, "Le sacré perdu, le sacré retrouvé"(d'après A la recherche du Sacré, juin 1995, L'Intemporel n°13
Apollinaire Anakesa, "Pour un monde noir" (L'Afrique noire dans la musique savante du XXe siècle), Doctorat Paris IV Sorbonne 2000
Warylin Canivenq, "Erzsebet, opéra pour une femme seule (le monodrame dans la musique contemporaine), Université du Mirail, Toulouse 1994
Béatrice Ramaut-Chevassus, "Composer un opéra aujourd'hui", Université de Saint-Etienne 2003