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Edith CANAT DE CHIZY Section V : COMPOSITION MUSICALE Élue membre de lAcadémie
des Beaux-Arts |
de
nombreuses informations sont
disponibles sur le site Internet d'Edith Canat de Chizy, http://www.edithcanatdechizy.com |
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Biographie Dans le milieu de la musique contemporaine, Edith Canat de Chizy occupe une place à part, caractérisée par son indépendance vis-à-vis des esthétiques dominantes et sa liberté d’écriture et d’expression. Son œuvre, riche d’une cinquantaine d’opus, distinguée à de nombreuses reprises, s’impose par la singularité de son langage, particulièrement sensible dans ses œuvres pour cordes, et notamment dans son récent concerto pour alto et orchestre Les Rayons du Jour, évoquant la trajectoire lumineuse et tragique de Nicolas de Staël. La critique a souvent relevé l’originalité de sa démarche, en marge de tout système, visant à mettre en évidence, par un certain traitement de la matière sonore, l’énergie et le mouvement. Elue en 2005 à l’Académie des Beaux-Arts, Edith Canat de Chizy (née le 26 mars 1950) est la première femme compositeur à entrer à l’Institut de France. Violoniste de formation, Edith Canat de Chizy est licenciée d’Art et Archéologie et de Philosophie de l’Université de Paris-Sorbonne. Elle fait ses études musicales au Conservatoire National Supérieur de Paris où elle obtient successivement les premiers prix d’harmonie, de fugue, de contrepoint, d’analyse, d’orchestration et de composition. Elle étudie d’abord avec Ivo Malec, puis
fait en 1983 la rencontre décisive de Maurice Ohana dont elle devient
l’élève. Parallèlement, elle travaille l’électroacoustique
au C.N.S.M. et dans le cadre du Groupe de Recherches Musicales. Parmi ses autres œuvres les plus marquantes, on
peut citer Canciones pour douze voix mixtes
(1992), Le Tombeau de Gilles de Rais (1993),
Vivere, quatuor à cordes n°1 (2000).
"Je cherche une matière sonore impalpable qui soit toujours en mouvement. C'est pourquoi j'aime particulièrement écrire pour les instruments à cordes qui permettent de donner à la musique ce caractère fugitif et vibratile." "Le peintre utilise souvent un détail net et précis au centre du tableau à partir duquel irradient ses sompteux accords de couleurs. De même, mon espace sonore se constitue souvent à partir d'un élément précis (une note, un accord) diffracté peu à peu de multiples résonances." "Je suis particulièrement attachée à ce terme de puissance : la puissance créatrice transcende toutes les esthétiques et toutes les chapelles. Elle ouvre sur un monde qui nous dépasse, elle y prend sa source aussi. Nous sommes alors dans la dimension du mystère, au sens étymologique du terme, ce qui est caché, là où d'autres pourraient parler de "sacré". Edith Canat de Chizy, 14 décembre 2005 à l'Institut de France
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