né à Boulogne-sur-Mer
(Pas-de-Calais)
le 27 janvier 1921. Décédé le 10 juin 2012 à Boulogne-Billancourt

Georges
MATHIEU

Section I : PEINTURE

Fauteuil VI


Peintre

honneur-pt.gif (752 octets) Chevalier de la
Légion d'Honneur
arts-et-lettres-pt.gif (797 octets) Commandeur des
Arts et Lettres

 

Elu membre de l'Académie des Beaux-Arts,
le 7 mai 1975, au fauteuil d'Alfred GIESS.

Officier de l'Ordre de la Couronne de Belgique (1982).



Complainte silencieuse des enfants de Bogota face aux commandos de la mort

 


La victoire de Denain

 


Prométhée

 


Pièce de 10 francs

 


Affiche réalisée pour Air France

 


Affiche réalisée pour Air France

 


Taverny

 


Hommage à Odoacre

 


Dana

 


Flamence rouge

 


Mercure

Biographie

Après des études de Lettres, de Droit et de Philosophie à l’Université de Lille, au terme desquelles il obtient une licence d'anglais en 1941, Georges Mathieu réalise ses premières peintures à l'huile (1942). Il exerce pendant quelques années le métier de professeur avant de se lancer dans une carrière artistique (Professeur d'anglais au lycée de Douai dans le nord en 1943 puis Professeur de français à l'Université américaine de Biarritz en 1945). En 1946, il monte sa première exposition au "Salon des moins de trente ans" (Paris). Il est le premier en France à réagir violemment contre l’abstraction géométrique et organise dès 1947 une série de manifestations en faveur d’un art libéré de toutes les contraintes et habitudes classiques qu’il nomme "l’Abstraction Lyrique", dont il se fait le promoteur. La même année il est promu Directeur des relations publiques de la compagnie américaine United States Lines (Paris). En 1950, il réalise ses premières peintures tachistes. L'année suivante, il effectue un séjour d'étude à Positano (Italie) où il opère un rapprochement entre la Gestalt théorie et l'Abstraction Lyrique. De 1953 à 1963, il est Rédacteur en chef de l'United States Lines Paris Review.

En 1954, il exécute ses premières grandes toiles, part pour le Japon, puis en 1957, rencontre un accueil triomphal. Il séjourne alors aux Etats-Unis. Dès 1959, des rétrospectives de ses œuvres ont lieu dans les musées de Cologne, Bâle, Krefeld, Neuchâtel, Genève… Il se rend ensuite au Brésil, en Argentine, au Liban, en Israël, au Canada et dans presque tous les pays d’Europe. A partir de 1962, persuadé de la nécessité de créer des harmonies plus heureuses entre l’homme et son milieu, il prend conscience de l’un des devoirs majeurs de l’artiste envers la cité et tente de transformer son "langage" en "style". C’est alors qu’il crée de nouvelles formes de meubles, des bijoux, donne des cartons de tapisseries pour la Manufacture nationale des Gobelins, dessine des assiettes pour Sèvres, établit les plans d’une usine à Fontenay-le-Comte, réalise toute une série d’affiches pour Air-France, et de médailles pour la Monnaie de Paris, crée une nouvelle pièce de 10 francs.

Après plus de cent cinquante expositions particulières dans le monde entier, après quatre rétrospectives importantes, Georges Mathieu a entrepris des sculptures monumentales dont l’un des principaux témoignages est celui du complexe sportif de Neuilly.

Dès 1964, Georges Mathieu s’est lancé dans une croisade en faveur d’une éducation qui ne mettrait plus l’accent sur la raison au détriment de la sensibilité, ni sur le progrès économique au détriment du progrès de l’homme et qui ouvrirait l’accès du plus grand nombre aux joies les plus simples et les plus exaltantes de la vie. Une phrase de Galbraith, qu’il aime à citer, résume sa philosophie : "L’artiste est maintenant appelé, pour réduire le risque du naufrage social, à quitter sa tour d’ivoire pour la tour de contrôle de la société". Il participe à l'élaboration du nouveau village de Castellaras (Var), en collaboration avec Jacques Couëlle.

En 1976 il est Administrateur de la Société d'encouragement aux métiers d'art mais aussi Membre de la Commission pour la réforme de l'enseignement artistique ( Ministère de l'Education ). Il participe aux travaux de l'Institut de l'Entreprise.


Principales expositions depuis 1990

-1992. Exposition Mathieu, Château-Musée de Boulogne-sur-Mer.
-1994. Exposition-Documents La France de Mathieu – Œuvres Annexes 1948-1994, Galeries de Saint Germain, Saint-Germain-en-Laye.
-2002. Exposition Mathieu, une rétrospective, Galerie Nationale du Jeu de Paume, Paris.
-2003. Exposition-Documents Pour un Art de Vivre - Œuvres Annexes 1948-2003, Palais Bénédictine, Fécamp.
Exposition Mathieu, une rétrospective, Salle Saint- Georges et Cathédrale Saint-Paul, Liège. Belgique
Exposition Mathieu, une rétrospective , Galleria Gruppo Credito Valtellinese, Milan. Italie.
-2006. Exposition à Versailles, Petite Écurie du Château de Versailles, Versailles.
Exposition, Espace d’Art Contemporain Fernet Branca, Saint-Louis.
-2009. Présentation de Mathieu, Peintures et gouaches 1949-1979 par la Galerie Bailly Contemporain, dans le cadre du XIIIe Pavillon des Arts et du Design, Jardin des Tuileries, Paris.
-2012. Improvisations & Compositions, Hélène Bailly Gallery, Paris, France

Principales oeuvres:

-1942. Oxford Street by Night.
-1950. Hommage à la mort.
-1952. Hommage au Maréchal de Turenne.
-1954. La Bataille de Bouvines. Les Capétiens partout
-1956. Quatre fresques en hommage au prophète Elie, Centre d'Etudes Carmelitaines (Paris). Couronnement de Charlemagne. La Bataille de Hastings.
-1957. La Bataille des Esperous d'or.
-1958. La Bataille de Tibériade.
-1959. Hommage au Connétable de Bourbon.
-1961. Saint Georges terrassant le Dragon.
-1963. La Victoire de Denain. Hommage à Jean Cocteau, fresque pour la Maison de la Radio. (Paris).
-1965. Paris, Capitale des arts.
-1966. Tapisserie des Gobelins pour le Salon d'honneur du Pavillon français à l'Exposition universelle de Montréal.
-1967. Hommage à Condillac, Faculté des Sciences de Grenoble (Isère). Série d'affiches pour Air France.
-1968. Hommage aux poètes disparus.
-1971. L'Election de Charles Quint.
-1973. Décors pour l'opéra de Bartok, Barbe bleue, à la Deutsche Open de Berlin. Sculpture pour le collège de Bourgueil (Indre-et-Loire).
-1974. Nouvelle pièce française de dix francs.
-1975. Conception du nouveau sigle d'Antenne 2.
-1976. Courtray.
-1978. Matta Salums. Batoumi.
-1979. Période des oeuvres "stellaires" : L'Astre du jour. Période des "supersignes" : Ibéride.
-1980. Timbre postal, L'Appel du 18 juin 1940, commémoration de la mort du Général de Gaulle en 1970.
-1980-1982. Sculpture monumentale pour le complexe sportif de Neuilly (Hauts-de-Seine).
-1981-1985. A la France, tapisserie des Gobelins.
-1982. Signal pour le C.E.S. de Charenton-le-Pont (Val-de-Marne). Célébration du feu, Ecole Nationale Supérieure de Céramique Industrielle de Limoges (Haute-Vienne). La Délivrance d'Orléans par Jeanne d'Arc.
-1984. Le Cycle de Saturne, série.
-1985. Trophée, 7 d'Or, pour la télévision. Le Massacre des 269.
-1988. Le Paradis des orages.
-1989. L'Immortalité ruinée.
-1991. Rumeur de paradis.


Principales collections publiques :

En France :
Musée Picasso, Antibes (Var), Mairie de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie, Boulogne-sur-Mer, Musée d'Unterlinden, Colmar (Haut-Rhin), Musée des Beaux-Arts, Dijon (Côte d'Or), Musée de Peinture et de Sculpture, Grenoble (Isère), Palais des Beaux-Arts, Lille (Nord), Musée des Beaux-Arts, Lyon (Rhône), Maison de la Radio, Paris, Musée National d'Art Moderne, Paris.

A l'Etranger :
Musée Bezalel, (Jérusalem), Galleria Nazionale d'Arte Moderna, (Rome), Musée d'Art Moderne, (Tokyo), Fondation Peter Stuyvesant, (Amsterdam), Tate Gallery, (Londres), Museum of Fine Arts, (Houston - U.S.A.), Museum of Modern Art, Solomon R. Guggenheim Museum, (New York).

Principales publications :

- 1963. Au-delà du Tachisme, Ed. Julliard, Paris.
- 1967. Le Privilège d'être, Ed. Robert Morel, Paris.
- 1973. De la révolte à la renaissance, Ed. Gallimard, Paris.
- 1975. La Réponse de l'Abstraction lyrique, Ed. La Table Ronde, Paris.
- 1976. Notice sur la vie et les travaux d'Alfred Giess, Institut de France, Paris.
- 1984. L'Abstraction prophètique, Ed. Gallimard.
- 1994. Le Massacre de la sensibilité, Ed. Jean Picollec, Paris.
- 1998. Désormais seul en face de Dieu, Ed. l'Age de l'Homme.

Biographie et Bibliographie :

- Mathieu, F. Mathey, Ed. Hachette, Paris, 1969.
- Discours prononcé par Louis Leygue, lors de l'installation de Georges Mathieu le 28 janvier 1976, Institut de France.
- Mathieu, D. Quignon-Fleuret, Ed. Flammarion, Paris, 1977.
- Georges Mathieu e la poetica del signa, M.R. Laurenda et Mioni, Ed. Universitaria degli Studi di Padova, Padoue, 1976-1977.
- L'Oeuvre pictural de Georges Mathieu, G. Xuriguéra, Ed. Palais des Papes, Avignon, 1985.
- Préfaces de G. Xuriguéra et P. Dehaye in Jalons de l'Abstraction lyrique de Georges Mathieu, Ed. Sapone, Nice, 1987.
- Mathieu, introduction de R. Barilli, Ed. Sapone, Nice, 1987.
- Mathieu, oeuvres récentes, G. Xuriguéra, Ed. Guy Peters Gallery, Bruxelles, 1991.
- Georges Mathieu, G. Dorfles, Ed. Electra, Milan, 1991.
- Mathieu, P. Grainville et F. Poiret, Château-Musée de Boulogne sur Mer, 1992.
- Mathieu, P. Grainville et G. Xuriguéra, Nouvelles Editions Françaises, Paris, 1993.
- 1995. Autour de la Bataille de Hastings, catalogue de l'exposition de Toulouse.
- in - Who's who in France 1993-1994, Ed. Jacques Lafitte, Paris, 1993.
- L'Art : Arme des âmes, P. Dehaye, Ed. Promothéa, Toulon, 1994.
- Mathieu, 50 ans de création, Editions Hervas, Paris, 2003.

Filmographie :

-1954. La Bataille de Bouvines, R. Descharnes.
-1956. Le Couronnement de Charlemagne, R. Descharnes.
-1959. La Saint-Barthélémy, O.R.T.F. productions.
-1959. Hommage au Connétable de Bourbon, A. Rainer.
-1961. Georges Mathieu, J. Mousseau et J. Feller.
-1965. Paris, capitale des arts, O.R.T.F. prod.
-1967. Georges Mathieu, F. Warin.
-1968. Georges Mathieu, P. Lhoste et G. Roze.
-1971. Georges Mathieu, L. Thorn.
-1979. A la recherche de Georges Mathieu, D. Lecomte.
-1986. Georges Mathieu, P. Ducrest.
-1992. Spectacle son et lumière donné en août 1992 dans la cour du Château de Boulogne sur Mer, Th. Choumitzky.

Discours prononcé par M. Louis Leygue lors de la séance publique de réception de M. Georges Mathieu, le mercredi 28 janvier 1976.

Discours prononcé par M. Georges Mathieu en hommage à M. Alfred Giess lors de la séance publique du mercredi 28 janvier 1976.

 

 

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