INSTITUT DE FRANCE

ACADEMIE DES BEAUX-ARTS

NOTICE SUR LA VIE ET TRAVAUX DE

M. Louis LEYGUE
(1905-1992)
par
M. Antoine PONCET

lue à l'occasion de son installation comme membre de la Section Sculpture
SEANCE DU MERCREDI 19 OCTOBRE 1994

 

 

Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire perpétuel,
Cher Jean Dewasne, Chers Confrères.

Permettez-moi, en ce jour où l'Académie me donne la parole, de vous remercier de l'honneur que vous me faites, de m'accueillir en son sein. J'espère répondre à cette marque de confiance par une participation attentive aux multiples activités de l'Académie. Je serai tout particulièrement attentif aux jeunes artistes de notre époque.

Monsieur l'Ambassadeur,
Chers Amis, Mesdames, Messieurs,
Florence!

La tradition confie au nouvel élu le soin d'évoquer la mémoire, la carrière et l'œuvre de son prédécesseur. J'espère, Madame, répondre à votre attente, à celle de votre famille et des amis de votre mari présents aujourd'hui sous la Coupole. Louis Leygue est né en août 1905 à Bourg-en-Bresse. L'histoire familiale veut que ce soit son grand-père paternel qui l'initie à la sculpture en l'emmenant photographier le Tympan et le cloître de l'Abbatiale de sa ville...
Fierté du grand-père ou fierté de l'enfant ? Toujours est-il que monté à Paris, il réussit des études artistiques, et obtient le Prix de Rome à 26 ans. Il est jeune, doué, sympathique et... amoureux d'une élève des Beaux-Arts, Marianne Cochet, vous-même «Madame». Vous vous marierez et vivrez 62 ans ensemble une aventure artistique partagée. Mais en 1941, c'est le drame! Louis Leygue est arrêté par la Gestapo, mis au secret à Fresnes puis déporté en Allemagne. Pendant 18 mois il souffre dans un corps de nature fragile, et dans son âme. Il revient amaigri, malade et ne pouvant reprendre la sculpture, il se consacre au dessin. Aussi, lorsque en 1948, le Comité des déportés de Nantua lui demande de réaliser le Monument du Souvenir, il peut enfin se libérer de toutes les souffrances, de toutes les épreuves vécues et les faire partager. Le lieu se situe sur les bords du lac de Nantua, cœur de la résistance, et nous rappelle le sacrifice de nos compatriotes.

C'est au retour d'un séjour à Carrare, que traversant Alpes et Jura, j'ai plongé dans la vallée, quittant la rumeur de l'autoroute pour trouver le silence! Sous la chaleur, la petite ville m'apparut comme figée, le lac à la surface immobile retenant tous mouvements, paraît empli d'eaux lourdes proches du mercure! Ce fut un retour fulgurant à l'époque de la résistance. Rarement le sentiment du temps me fut aussi perceptible! J'abandonne la voiture pour rejoindre à pied le promontoire, accompagné du chant clair des merles, et je découvre l'œuvre puissante se profilant sur le lac. Mon premier regard s'attarde sur le ruban de la base, où est gravée l'interminable liste des victimes et l'émotion m'étreint lorsque je vois noms et prénoms des enfants juifs, martyrs innocents d'Izieu, déportés à Auschwitz et jamais revenus! Quelle responsabilité ce fut pour l'homme et pour l'artiste. Par son œuvre, il devait rappeler de façon indélébile la mémoire des disparus! A ce propos, le magnifique poète Jean Tardieu, ami de tant d'artistes, écrit dans le catalogue édité pour la rétrospective de 1978 à la « Monnaie». « .. .enfin ce grand monument de Nantua où est exposé un gisant, visible entre de lourdes parois de pierre et sur qui descend le jour, comme une promesse de résurrection, du haut du toit ouvert de son tombeau. »

En 1953, Louis Leygue dut à nouveau plonger dans ce passé douloureux et réalisa la maquette du « Monument au prisonnier politique inconnu». Notre confrère André Remondet l'avait vivement encouragé à participer à ce concours. Il y gagna un prix ex aequo avec l'un des importants créateurs de formes du XXe siècle : Antoine Pevsner! Ce fut l'un de ses chefs-d'œuvre. Je ne peux le décrire plus justement que le fit alors Jean Tardieu : « Le personnage suggéré par cette œuvre n'est pas, selon la règle, « une figure matérielle dont l'espace qui l'entoure et la lumière qui l'éclaire font apparaître le modelé. C'est au contraire, un vide, une découpe, qui suggère et dessine les contours d'un homme ou plutôt d'une ombre, à la fois présence et absence. Pathétique, douloureux, forme à la fois tourmentée et simplifiée, le disparu semble sur le point de venir vers nous et de se confondre avec le fond, avec le noir, ... avec le rien! Sa silhouette n'est pas, ne saurait être un de ces monuments heureux que le regard caresse. Tout au plus pourrait-on, si l'on osait profaner une ombre, promener une main tremblante sur la matière qui borde ce vide obsédant, sur les aspérités qui délimitent et emprisonnent ce creux absolu. »

Vous m'avez rappelé, Madame, l'instant où votre mari créa cette déchirure en découpant violemment le mur de glaise qu'il venait de construire dans l'atelier! Son geste nous fait réaliser combien la disparition d'êtres inconnus, porteurs de pensées engagées, peut inspirer le créateur qui veut éveiller dans la mémoire collective un réflexe salutaire. Pour que ne soient jamais oubliés les héros anonymes sacrifiés à la folie humaine. Si j'ai longuement rappelé ces événements historiques, c'est qu'ils me furent importants pour comprendre la démarche de Louis Leygue. Grâce à cette approche j'ai aussi ressenti la difficulté que vécut cette génération d'artistes, qui avait quarante ans à la fin de la guerre, et se trouva au cœur de la révolution « figuration - abstraction».

Comment mettre la figure à sa vraie place, qui est la seconde, afin de ne garder que la couleur et la forme pour magnifier sa propre sensibilité ? Ces artistes qui ont vécu, à l'âge mûr, le difficile dilemme entre une tradition apprise et une conception nouvelle, dite « hérétique», furent tourmentés devant la révélation de la non-figuration. Cette richesse, découverte au début du siècle par nos aînés, fut plus facilement assimilée par ma génération, nous avions eu le temps de comprendre et d'aimer les œuvres de : Mondrian, Kandinski, Brancusi, Gabo. Louis Leygue exprimait souvent ses pensées par écrit. La lecture d'un texte inédit intitulé «Autodéfense» a conforté mon analyse. Je le cite: « La division simpliste en deux secteurs d'expression Figuratif et Abstrait est une classification que je réprouve. Elle n'est applicable qu'à des objets neutres, sans âme et qui ne révèlent rien. » Un peu plus loin: « au reste, je suis persuadé qu'en matière de sculpture, les œuvres de très grandes dimensions ne tirent pas avantage à représenter l'être humain. Elles sont déjà en elles-mêmes des architectures. »

Ces réflexions me rappellent les fureurs de mon père, Marcel Poncet, lorsqu'il devait se plier aux exigences des paroissiens et inclure des personnages bibliques dans ses vitraux. Il fallut son immense talent pour réussir l'intégration de prophètes et de saints dans l'ensemble des vitraux de l'église valaisanne de Saint-Maurice. Pour ceux qui les ont vus, ils sont, avec les vitraux de Fernand Léger à Audincourt, réalisés grâce à la clairvoyance de notre confrère Maurice Novarina, parmi les plus beaux de ce siècle.

Les quelques réflexions de Louis Leygue, que je viens de citer, nous font entrevoir son activité d'écrivain. Sa grande facilité d'écriture lui a permis de communiquer sa culture, ses idées et ses passions et il en fit profiter l'Académie. Je parlais tout à l'heure de notre admiration pour Brancusi. Eh bien... l'un des discours que Louis Leygue prononça ici, sous cette Coupole, fut à l'occasion du centenaire de Constantin Brancusi ! Nous sommes le 23 juin 1976, je vous cite le début : « Nous nous trouvons aujourd'hui, dans la situation la plus paradoxale qui soit. Brancusi reçu à l'Académie des Beaux-Arts! Reçu avec quelque cinquante ans de retard, cela va de soi, puisque lui-même avait quelque cinquante ans d'avance sur son époque. Je viens de prononcer des noms que je réprouve : avance, retard sont des vocables d'horlogers, de coureurs ou de vendeurs, non des mots propres à situer des positions morales. L'Art est, avant d'être une réussite technique, un état d'âme et Brancusi l'a dit lui-même : « Les choses ne sont pas difficiles à faire, ce qui est difficile à atteindre c'est l'état d'esprit pour les entreprendre». »

Cette superbe phrase de Brancusi lucidement choisie par Louis Leygue, nous permet de connaître une autre de ses activités importantes, celle de professeur. Choisissant de bons exemples dans la création contemporaine et les confrontant avec les chefs-d'œuvre du passé, il sut exciter l'intérêt des élèves de l'école des Beaux-Arts qui, grâce à son influence bénéfique, se développèrent dans les meilleures conditions. Je n'ai malheureusement pas connu Louis Leygue. Le souvenir qu'il a laissé parmi ses très nombreux élèves et amis est celui d'un homme généreux, jovial, plein d'humour et de gentillesse. Il prêtait toujours une oreille attentive aux problèmes de chacun. Non loin de l'église de Vendôme qu'il avait enrichie de ses sculptures, il termina ses jours dans le presbytère de Naveil qu'il aimait tant. L'obligation, et le plaisir, de me plonger dans l'aventure de mon prédécesseur m'incite à parler de ma propre passion pour la sculpture. L'idée m'est venue de le faire sous forme de «bulles» de bande dessinée! Je les espère légères, s'éparpillant sur ce bel après-midi d'automne, sans trop s'attarder sur mes chances d'être né dans une famille d'artistes!

J'ai six ans, je me trouve dans l'atelier qu'Auguste Perret a construit à Saint-Germain-en-Laye pour Maurice Denis, et la réalisation du Théâtre des Champs-Elysées. Je m'y réfugie souvent pour me reposer de la fumée de l'autre atelier, celui de mon père où sous les toits, ce dernier triture la couleur étalée sur une table, la travaille au couteau, isolé par les rengaines qui sortent d'un vieux phono. Dans le premier : le silence et mon grand-père qui peint avec économie, en couches fluides des œuvres fraîches, sensibles racon tant des histoires ou des paysages... ! Je les aime tous les deux, mais je suis entre eux, au milieu d'eux! L'un me regarde en dessinant une image d'ange et m'appelle son « aideur ». L'autre, après avoir remplacé sur le gramophone, Damia par Lys Gauthy, me demande de poser, un haut-de-forme sur la tête, et griffe ardemment une sépia représentant l'intérieur d'un cabaret!

J'ai aussi le souvenir précis d'un barbu dans une longue blouse de paysan-sculpteur, travaillant un bloc de marbre. J'ai 10 ans et Maillol explique à mon Grand-Père que la pierre étant trop chère, il devra priver de sa tête le torse de femme qu'il est en train de tailler! C'est la guerre, mes parents sont en Suisse. Le samedi au retour du collège je me sens revivre, j'aide mon Père! Trancher avec une machine à volant les carrés de marbre destinés aux mosaïques ou, jusqu'à l'aube, remplir le foyer du four à vitraux de bûches taillées à la hache, surveiller avec jouissance le témoin de verre par le hublot de la porte du four, le voir ployer et, finalement dans l'éclatement de brindilles étoilées, retirer les braises à grands coups de raclette pour, rapidement, refroidir les verres de couleur! C'était le même plaisir que celui, ressenti plus tard, devant le creuset déversant son flot d'alliages au cœur d'un moule. Dans une casserole de fonte posée à même le feu disparaissent de vieux tuyaux de plomb. En dessous dans le foyer, je glisse les matrices de fer pour les tiédir, bien en protéger les poignées de bois et les fermer vite, encore chaudes afin que le plomb fumant et fluide s'écoule dans le moule! Je me rappelle le coup de main de jongleur faisant tournoyer l'ensemble, pour libérer d'un coup sec le plomb devenu clair et froid! Je retire les barbes au couteau et introduis le morceau de matière argentée dans le laminoir, où des roues de plus en plus fines le façonnent! Lors d'une de ces journées de travail, un camion débordant de glaise arrachée aux rives du ruisseau voisin, nous est offert, et je découvre en pétrissant cette matière riche et grasse, que s'impose la forme! Soudain, c'est l'apparition du lieu attendu pour introduire mes rêves et ma sensualité, ou au moment de l'étreinte il est possible de capter une parcelle de vie pour la placer à l'intérieur. Rien ne peut plus alors s'échapper de cette enveloppe mystérieuse, emplie d'émotion, de spiritualité, elle occupe l'espace! Alors au-delà du regard, elle communique sa force, parfois sa grandeur et sa beauté. Plus besoin de discours ou d'analyses devenues inutiles! Je passe la journée à modeler un Don Quichotte et... je rêve de Paris!

« C'est l'instant essentiel de ma vie, l'arrivée de la glaise m'a transformé... je suis enfin moi-même! dès cet instant, je ne suis plus entre eux ou après eux, je suis à la sculpture! » Ma décision est prise, je ne retournerai plus à l'école! Après ce mémorable dimanche, Germaine Richier m'accepte dans son sillage, devient mon guide et me fait franchir le passage du rêve à la réalité. Le premier jour, pénétrant dans la forte chaleur de l'atelier, je vois le modèle, figé au centre de la salle. C'est une femme maigre, constellée de petits points bleus inscrits « délicatement» sur son corps immaculé! Tout autour, à ma stupéfaction, les élèves plantent des myriades d'allumettes dans le corps de glaise de leurs réalisations... ! Ces points bleus et ces allumettes sont gravés dans ma mémoire. Ils furent ma première leçon de sculpture. La France est libre et je me précipite à Paris. Dès la gare de Lyon, toute mon enfance m'assaille! Je retrouve : le Balzac de Rodin, le Maréchal Ney face à la Closerie des Lilas, il me rappelle ma jeunesse lorsque je frôlais ses pieds en me rendant à l'Ecole. Au Louvre je suis exalté par la victoire de Samothrace, qui imprègnera toujours ma sculpture. A la grande Chaumière, je rencontre Zadkine. Sa voix rocailleuse déversait un flot d'anecdotes slaves et poétiques accompagnant la pertinence de ses commentaires pointus : ils enrichirent mon apprentissage de jeune artiste. Il y avait dans son atelier une ambiance cosmopolite, qui persistait, pour quatre sous, autour d'un petit-salé aux lentilles, chez Wajda, bistrot accueillant joyeusement les jeunes artistes fauchés.

Dans nos logements, de l'après-guerre, presque toujours sombres et délabrés, où l'odeur du plâtre, des toiles humides protégeant les terres et de celle du chauffage à pétrole, nous travaillions solitaires. Ces ateliers étaient des lieux, des Hauts-Lieux, où l'angoisse et l'exaltation de la création se confrontaient. Avide de contacts, je vais, Impasse Ronsin, pour rencontrer Brancusi. J'aperçois par l'entrebâillement de sa porte, l'homme barbu, au regard perçant et rusé, et je découvre, avec émotion, son œuvre unique, polie tournant imperceptiblement dans la plénitude de sa perfection... Mon regret, aujourd'hui, est que le projet d'ériger le «Coq» au centre de la Pyramide du Louvre ait été abandonné. Il aurait relié notre époque aux chefs-d' œuvre du passé et des millions de visiteurs auraient pu, par sa présence, gommer de leur esprit tous préjugés sur l'art contemporain. Jean Arp m'intriguait et c'est mon intérêt pour la non-figuration qui me fit grimper à Meudon - Val-Fleury et rencontrer l'homme, et l'œuvre « bourgeonnante » du Dadaïste. Il fit facilement disparaître mes réserves sur l'art abstrait par son sens poétique qui surgissait à tout instant dans ses propos et dans ses créations. Je me souviens d'un voyage fait ensemble à la découverte d'églises romanes. En voiture, il écrivait, à mille lieux de la réalité, dans un petit carnet coincé sur ses genoux, des poèmes spirituels et secrets! J'avais pourtant aimé les ambiances solitaires et modestes des ateliers parisiens, mais lorsque je découvris la région de Carrare, avec ses artisans, ses fonderies, ses rivières de marbre, je fus enthousiasmé! Blocs arrachés dans les Carrières du Monte Altissimo, granits, albâtres, travertins... Poussières, machines bruyantes dans les scieries, fondeurs, mouleurs, ouvriers, grutiers toujours disponibles, rassemblés sous le soleil écrasant ou les pluies diluviennes de cette région, et qui en font depuis des siècles, le Paradis et l'Enfer des sculpteurs!

J'étais dans la marbrerie quand, non loin de mon travail, une grue déposa un magnifique morceau de marbre blanc qui laissait présager l'arrivée d'un grand maître! Vers 10 heures apparut Henry Moore, petit, aimable et plein d'égards pour une équipe de cinéastes agités. Après l'installation des éclairages et de la prise de son, il saisit une masse, une pointe en acier et prit la pose du sculpteur au travail... Malheur! déséquilibré, ou ému par l'ensemble des éléments du théâtre médiatique et la présence de jeunes sculpteurs méfiants, la masse inconnue dérapa entre ses doigts, et fut accompagnée d'un gémissement distingué qui renvoya la séance au lendemain! Se retrouvant seul avec nous, sa main enroulée dans un mouchoir, il nous demanda comment utiliser ces terribles outils italiens, et tout en bavardant, il s'entraîna à les maîtriser. Du lendemain, je garde le souvenir d'un brillant reportage avec, comme acteur la réincarnation anglaise de Michel-Ange. Parfois, apparaissait dans les ateliers, Gilioli, porteur de la certitude du joueur de boule. Il était, serein, généreux, sa vision simple, claire et joyeuse de notre métier balayait inquiétude et découragement. J'aimerais encore vous parler de ces aînés qui, additionnant les œuvres du passé à leurs forces novatrices m'ont souvent épaulé sans le savoir! Mais il me faut conclure.

Pourtant, sans volonté d'émouvoir notre assemblée de célébrités masculines, je tiens à rendre hommage à quelques femmes, courageuses et talentueuses, qui osèrent affronter le difficile monde de l'Art, et je fais résonner leurs noms sous la Coupole : Germaine Richier, Alicia Penalba, Isabelle Walberg, Sophie Taeuber, Sonia Delaunay, Meret Oppenheim, Colette Allendy, Jeanne Bucher... L'ultime coup de trompette, je l'adresse en souvenir d'Iris Clert, qui nous donna notre chance, avec fougue et chaleur. Nul ne peut oublier la grande prêtresse des années 50 qui envahit joyeusement les Arts et la rue des Beaux-Arts! Comme elle, j'ai une confiance inébranlable en la jeunesse et sa vitalité imaginative. Je compte sur le regard tolérant et vigilant de l'Académie, pour soutenir ses audaces. En vous remerciant de votre présence amicale et de votre attention, je plante le fantôme de ma pacifique épée dans la dernière bulle, laissant s'en échapper un sculpteur assoiffé, accompagné de ses amis!

 

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