Biographie
Né en Chine de parents japonais, Seiji Ozawa étudie à
l'Ecole de Musique de Toho à Tokyo avec le professeur Hideo Saito.
En 1959, il remporte le premier prix du Concours International de Direction
d'Orchestre de Besançon. Charles Munch, alors directeur musical
de l'Orchestre Symphonique de Boston, l'invite à Tanglewood.
Il remporte en 1960 le prix Koussevitzky du Tanglewood Music Center
qui honore le meilleur élève en direction.
Assistant de Herbert von Karajan à Berlin, Leonard Bernstein
l'engage comme assistant de l'Orchestre Philharmonique de New York lors
d'une tournée au Japon en 1961. Il donne son premier concert
en janvier 1962 en Amérique du Nord avec l'Orchestre Symphonique
de San Francisco. De 1964 à 1969, il est directeur musical du
Festival de Ravinia, résidence d'été de l'Orchestre
Symphonique de Chicago, puis directeur musical de l'Orchestre Symphonique
de Toronto de 1965 à 1969, et de l'Orchestre Symphonique de San
Francisco de 1970 à 1976. Seiji Ozawa dirige l'Orchestre Symphonique
de Boston pour la première fois en 1964 à Tanglewood et
en 1968 au Symphony Hall de Boston. En 1973, il est nommé directeur
musical de l'orchestre qu'il ne quitte qu'en 2002 après 29 ans
de fidélité, pour le poste de directeur musical de l'Opéra
de Vienne. Il est par ailleurs conseiller musical du New Japan Philharmonic
et travaille une fois par an avec le Mito Chamber Orchestra avec lequel
il effectue une tournée européenne en juin 2008. Seiji
Ozawa dirige aussi régulièrement le Philharmonique de
Berlin avec lequel il a effectué cette saison une tournée
européenne en compagnie d’Anne Sophie Mutter pour le centenaire
de Herbert von Karajan.
C'est en 1984 qu'il crée, à la suite d'une série
de concerts organisés à la mémoire de son professeur,
l'Orchestre Saito Kinen constitué des musiciens issus de l'enseignement
de Hideo Saito. Particulièrement attaché à cet
orchestre, Seiji Ozawa le réunit deux semaines chaque année
lors du Festival Saito Kinen créé en 1992 à Matsumoto
au Japon. Chaque automne y ont lieu des représentations d'opéras,
de concerts symphoniques et de musique de chambre, interprétées
par les musiciens de l'Orchestre Saito Kinen et des artistes invités
de réputation internationale.
Seiji Ozawa a toujours été très préoccupé
par l’éducation musicale des jeunes artistes. L’an
2000 marque au Japon le début de son projet "Ongaku-juku
Opera" et il crée quatre ans plus tard sur les bords du
Lac Léman « l’International Music Academy-Switzerland
» dédié aux jeunes musiciens de musique de chambre.
La relation de Seiji Ozawa avec la France reste très privilégiée.
Il a dirigé plusieurs productions à l'Opéra de
Paris, dont dernièrement Tannhäuser de Wagner mis en scène
par Robert Carsen.
Après Shadows of Time en 1997 avec l’Orchestre
Symphonique de Boston, Seiji Ozawa a présenté en première
mondiale en septembre 2007 au Festival Saito Kinen Le Temps, L’Horloge,
dernière oeuvre orchestrale d’Henri Dutilleux avec Renée
Fleming et l’Orchestre Saito Kinen. Il la dirigera de nouveau
au Théâtre des Champs-Élysées le 7 mai 2009,
avec l’Orchestre National de France et Renée Fleming.
Les activités de Seiji Ozawa lui ont fait gagner l'estime de
la France, il est nommé Officier de la Légion d'Honneur
en 1998 et élu Membre de l'Académie des Beaux-Arts en
juin 2001. Il est également Docteur Honoris Causa de l'Université
de la Sorbonne (2004).
Parmi son importante discographie, on peut noter l'intégrale
des symphonies de Mahler avec l'Orchestre Symphonique de Boston et l'intégrale
des symphonies de Brahms (Philips) ainsi que les symphonies de Beethoven
et Schubert avec l'Orchestre Saito Kinen chez Philips Classics. Ou encore,
chez Deutsche Grammophon, les concertos pour piano de Rachmaninov avec
Krystian Zimerman.
En 2011, il a été désigné lauréat du 23e prix Praemium Imperiale, l'une des plus hautes distinctions culturelles japonaises.
Discours
prononcé par M. Hugues R. Gall lors de la séance publique
de réception de M. Seiji Ozawa, le mercredi 24 septembre 2008
Discours prononcé par M. Seiji Ozawa,
le mercredi 24 septembre 200, en hommage à Yehudin Menuhin
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