né le 27 mars 1927
à Bakou (Azerbaïdjan)

Mstislav
ROSTROPOVITCH

ASSOCIE ETRANGER
Fauteuil XI

Musicien, Chef d'orchestre

 

Grand Officier de la Légion d'Honneur
Commandeur des Arts et des Lettres


Élu membre de l’Académie des Beaux-Arts,
le 27 mai 1987, au fauteuil d'Henri Moore.



Epée


 

 

 

Biographie

Né en 1927, Mstislav Rostropovitch avait débuté le piano auprès de sa mère dès l’âge de quatre ans avant de s’initier au violoncelle avec son père, violoncelliste virtuose. En 1937, il joue dans son premier concert public et interprète le Concerto de Saint-Saëns pour orchestre et violoncelle. En 1941 il entre au Conservatoire de Moscou. Dès ses premières tournées en tant que soliste, alors qu’il est encore étudiant, il fascine son auditoire. Il est déjà évident que sa carrière sera internationale. Il remporte les Premiers Prix de tous les concours auxquels il participe et en 1951 lui est décerné le Prix Staline, prix le plus prestigieux de son pays. En 1956 il est nommé Professeur de violoncelle au Conservatoire de musique de Moscou.
Entre 1965 et 1972, il enseigne simultanément au Conservatoire de Leningrad et au Conservatoire de Moscou. En 1966, il est nommé « artiste du peuple de l’URSS » et en 1967, il dirige pour la première fois un orchestre au Bolchoï, dans Eugène Onéguine de Tchaïkovski.
Au sommet de sa gloire, son soutien public à l’écrivain dissident Alexandre Soljenitsyne, qui vient de recevoir le Prix Nobel de Littérature, porte un coup d’arrêt à sa carrière de concertiste. En 1974, il s'exile avec son épouse, Galina Vichnievskaïa, cantatrice au Bolchoï, aux Etats-Unis ; il sera déchu de sa nationalité soviétique en 1978.
Il débute alors une nouvelle carrière aux Etats-Unis : en 1977, il devient directeur du National Symphony Orchestra de Washington et Directeur-adjoint du Festival d'Aldeburgh (Grande Bretagne).
La même année, il crée le Concours International de Violoncelle Mstislav Rostropovitch qui se déroule en France tous les trois ou quatre ans. En 1987, il est élu à l’Académie des Beaux-Arts.
En 1989, après la chute du Mur de Berlin et 15 ans d'exil, il réintègre l'Union des Compositeurs soviétiques ; il retournera en Russie un an plus tard.
En 1995, il enregistre à Vézelay les Suites pour violoncelle seul de Jean-Sébastien Bach, apogée de sa carrière. Les plus grands compositeurs du XXe siècle ont écrit pour lui, parmi lesquels on peut citer Leonard Bernstein, Benjamin Britten, Dmitri Chostakovitch, Henri Dutilleux, etc.

Mstislav Rostropovitch a reçu de nombreux prix et distinctions : - 1945. Premier Prix du Concours de Jeunes Musiciens de l'U.R.S.S. - 1947. Premier Prix international de Violoncelle de Prague. - 1949. Premier Prix du Concours de Violoncelle de Budapest. - 1950. Premier Prix du Concours international de Violoncelle de Prague, il est nommé Artiste Emérite (U.R.S.S.). - 1951. Prix Staline (U.R.S.S.). 1964. Prix Lénine (U.R.S.S.).1995. Lauréat du Prix Polar Music (Stocklom). Mstislav Rostropovitch est Docteur honoris causa de quarante universités dont Oxford, Cambridge, Dublin, Harvard, Yale, Princeton, Tel-Aviv; il est Membre honoraire de l'Academia Santa Cecilia (Rome), de l'Académie des Arts et des Sciences (Étas-Unis), de l'Académie Royale de Suède, de l'Académie Royale de Grande- Bretagne. Il a reçu la Médaille d'or de la Royal Philharmonic Society (Londres), la Médaille de la Liberté du Président des États-Unis, il est Chevalier de l'Empire Britannique et Lauréat des Prix Staline, Lénine, Fondation Ernst von Siemens, Sennin, etc.

Principal répertoire : - Bach, Haydn, Beethoven, Schumann, Borodine, Brahms, Dvorak, Khatchatourian, Chostakovitch, Prokofiev, Lutoslawski, Tchaïkovsky, Dutilleux, Saint-Saëns.

Principale publication : - 1988. " Notice sur la vie et les travaux de Henry Moore" (Publications de l'Institut de France).

Biographie et bibliographie :

- Entretiens avec Mstislav Rostropovitch et Galina Vichnevskaia, par C. Samuel, Paris, 1983.
- Discours prononcé par M. Landowski lors de l'installation de M. Rostropovitch, le 26 octobre 1988, Publications de l'Institut de France, n° 13,5 p.
- Rostropovitch, Gainsbourg et Dieu, par J. Roy, Paris, 1992.

 

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